Envie de dépaysement, de changement ?

À une heure d’avion de Paris , à quelques kilomètres de l’Espagne , il est un pays où rien n’est tout à fait comme ailleurs. Petit par sa taille, 1/2 département, la moitié des Pyrénées-Atlantiques , le Pays basque est néanmoins une destination touristique à part entière.On y vient toute l’année. La thalassothérapie , les golfs , les festivals, le tourisme d’affaires attirent de plus en plus de monde en dehors des périodes de pointe estivales. Les températures, jamais excessives, donnent des journées souvent très douces même en hiver. L’automne est particulièrement reconnu pour sa clémence.

Ici, on vit merveilleusement bien. L’étonnement est à la croisée de chaque chemin, l’insolite, le poétique sont de toutes les fêtes … Mer et montagnes, aitatxis (grands-pères) aux bérets et surfers à l’allure californienne, bertsus (vers improvisés chantés) et rock basque, voici le pays de tous les contrastes où cultures, odeurs, saveurs et paysages se marient harmonieusement.

Un pays où quiconque sera le bienvenu s’il vient avec le coeur ouvert comme le demandait le poète Edmond Rostand aux invités qu’il recevait dans sa demeure, la villa Arnaga à Cambo-les-Bains :

 

"Toi qui viens partager notre lumière blonde,
Et t'assoir au festin des horizons changeants,

N'entre qu'avec ton coeur, n'apporte rien du monde,
Et ne raconte pas ce que disent les gens"


Nous vous invitons nous aussi à venir partager cette même lumière blonde. Pour envisager une échappée belle dans notre petit Pays, nous vous livrons ci-après quelques clés. Invitation au voyage, à la découverte d’endroits insolites. Au Pays basque, chaque village est un poème, L’église (eliza), le fronton, la maison (etxea ) sont indissociables de la vie basque … Le bar souvent doublé d’un trinquet (lieu de pratique de la pelote basque ) est aussi un haut lieu de la vie quotidienne.

Onze heures : dimanche matin, les cloches sonnent, l’office est terminé. Devant la grande porte, les femmes papotent, heureuses de se raconter les dernières nouvelles de l’etxe et du village. Leurs maris s’empressent de se réunir dans « l’ostatua » (bistro) célébrant le jour de repos autour d’un bon patxaran (alcool de prunelles sauvages). Un peu plus loin, assis sur un banc, quelques anciens, le béret vissé sur la tête, suivent avec intérêt des enfants qui disputent une partie de pelote acharnée sur le grand fronton, roi de la place, perpétuant avec grâce une tradition vieille de plusieurs siècles. Scène quotidienne de vie au pays basque.

 

Un pays où l’on peut se laisser conduire par ses envies

Envie de folie, de grandeur ou de repos dans un petit village niché au creux de la vallée ?
De Biarritz la prestigieuse à la Soule, discrète, il y en a pour tous les goûts… et tous les portefeuilles. De ce pays vallonné, on peut faire le tour en un jour. Dans sa plus grande longueur, le Pays basque ne dépasse pas 100 kilomètres. Mais les routes sont étroites, sinueuses, les villages se touchent et les moutons ont la curieuse manie de paître sur le macadam. Le périple commence généralement par la province du Labourd , mariage idyllique des collines et de l’océan, de prés et de falaises, de pêcheurs et de surfers …

Bayonne est la plus citadine, certes, mais elle est tellement attachante. Capitale économique, commerciale et portuaire du Pays basque, elle en est aujourd’hui son pôle le plus important. Mais elle n’en demeure pas moins une ville pleine de charme, chargée d’histoire. La Nive et l’Adour s’y rejoignent avant de se jeter dans l’océan. Les remparts et la Citadelle, chefs d’oeuvre de Vauban mais aussi la Cathédrale, les maisons à colombages, les rues étroites ou à arceaux où sont installés les chocolatiers, donnent à Bayonne une dimension historique importante.

Bayonne est réputée pour sa foire aux jambons à Pâques, les journées du Chocolat en mai et encore plus pour ses Fêtes . Le lancement est toujours donné le premier mercredi d’août à 22h. Pendant cinq jours, la ville est métamorphosée et vit au rythme des « festayres » tout de blanc et de rouge vêtus.

Plus au sud arrivent Bidart et Guéthary , deux petites stations balnéaires délicieuses qui conduisent à Saint-Jean-de-Luz , la villa plus océane de la côte où les agrès des thoniers viennent butter contre les vitres de la place Louis XIV. On y visite l’extraordinaire église où le Roi Soleil épousa Marie-Thérèse en 1660, la maison de leur nuit de noces. Au bord de la plage se dressent les nobles hôtels particuliers, les anciennes demeures des armateurs et de belles villas balnéaires. La plupart des rues sont piétonnières : il fait bon y flâner à la recherche de fraicheur. Pour les fanas de shopping, c’est le paradis : les petites boutiques colorées y sont légion, des articles de mode dernier cri à l’artisanat traditionnel, on peut tout y trouver. Sur la place Louis XIV, les artistes peintres exposent leurs oeuvres autour du kiosque à musique. Il n’est pas rare qu’une chorale basque vienne animer l’apéritif ou le café. Le soir, lorsqu’il y a bal, le toro de fuego (spectacle pyrotechnique) sème le bonheur (ou la frayeur) dans la foule sous les pluies de confettis.

La Soule et ses sommets élevés sont à portée de vue. La montagne basque aux formes arrondies et généreuses laisse place à des reliefs plus abrupts, plus rudes, avec des canyons, des gorges, des grottes et des gouffres qui font le bonheur des randonneurs et des adeptes de sports extrêmes. Iraty , Larrau , Sainte-Engrâce sont des petits villages du bout de monde, la maison au toit d’ardoise et les clochers trinitaires font partie du paysage. C’est aussi le pays de l’espadrille , des pastorales , des mascarades et des carnavals.

 

 

Un Pays à part, fier de ses différences... Mais d’où viennent les Basques ?

La question sur l’origine de ce peuple est toujours sans réponse. Les avis divergent mais la curiosité est là, intacte. Peuple d’origine caucasienne, d’Europe Centrale ou installé là depuis la nuit des temps ? Etudes et recherches n’ont pas réussi à élucider ce mystère avec certitude. Une chose est certaine, c’est que le basque est un être à part, conscient d’une différence qui constitue toute sa richesse. Différence qui s’exprime tout d’abord par une langue particulière, l’euskara , originale et complexe tant par sa prononciation (E=é, Z=z, U=ou, S=sh, J=i,X=ch, G=gu,- il n’y a pas de C, C=K) que par sa grammaire (comptant 12 déclinaisons) et par la syntaxe des phrases.Le vocabulaire basque est plus restreint que le vocabulaire français encore qu’au cours des temps, il se soit enrichi de nombreux mots d’origine ibère, latine, romane, arabe, sans compter les mots français ou espagnols qui ont été plus ou moins récemment « basquisés » pour exprimer des réalités nouvelles ou des nuances propres à ces langues. De plus, un mot peut servir à en construire d’autres par simple addition d’un suffixe, adjectif ou nom, qui en modifie le sens.

Aujourd’hui, le basque est une langue toujours bien vivante : les jours de marché, Espelette , Saint Jean Pied de Port ou Tardets résonnent de ses sonorités et de son rythme. Préservé par l’Euskaltzaindia , l’Académie de Langue basque, le basque est aussi enseigné de la maternelle au secondaire, les élèves pouvant même, après le baccalauréat, opter pour un enseignement technique supérieur ou universitaire. Les cours d’enseignement pour adultes et les médias locaux, journaux, radios et télévision, contribuent à leur manière à maintenir la langue vivante. Une langue, vecteur d’une culture plurielle, attachée à la tradition , certes, mais qui se veut évolutive.

Le spectacle HERRIA, spectacle "Son et Lumières" présenté par l'Association des Amis du Château est un événement majeur de la vie en Soule. Plus de 280 bénévoles qui pendant plus de 3 mois ont répétés une histoire vivante. Voici quelques photos du spectacle 2007.

 

Spectacle HERRIA 2007à Mauléon Soule au Château...

 

Le Chant

Une culture qui s’exprime par le chant, tel un rite accompagnant tous les gestes de la vie quotidienne, comme en témoigne cette phrase d’Aita Donostia , célèbre compositeur et musicologue basque : « Le basque chante et il chante partout : à la maison, à l’église, dans la rue, à la campagne. Joyeux ou triste, il chante quand même, aussi bien lorsque courbé il fauche les fougères qui tombent régulièrement peignées que lorsque dans le pressoir, il fait jaillir le cidre des pommes refoulées ». La chanson populaire était, jusqu’ à il y a une vingtaine d’années, caractérisée essentiellement par les bertsu, vers improvisés chantés sur des airs anciens, souvent caustiques et se révélant être de véritables chroniques de la vie du peuple. Mattin d’Ahetze et Xalbador d’Urepel étaient deux figures historiques du bertsularisme. Les jeunes, garçons et filles, perpétuent cette tradition orale : aujourd’hui, cet art d’improviser est enseigné dans quelques écoles et commence à reprendre toute sa place. Des concours retransmis en direct sur la télévision basque sont également organisés; ils drainent une foule importante de participants et de spectateurs.

 

Xalbador

Immense poète, figure emblématique, il est indissociable de l’histoire basque de ces 50 dernières années : ses textes, ceux d’un personnage profondément humain, viscéralement attaché à son peuple et à ses racines, sont encore très présents aujourd’hui. La chanson « Herria ta hizkuntza » de Mikel Laboa, en témoigne,elle parle avec intelligence de la langue et de son devenir. « Nun hago », chronique d’un 
berger d’Urepel, chantée dans toutes les fêtes et magnifiquement reprise par Xabier Lete rend un vibrant hommage à Xalbador.Aujourd’hui, la chanson basque est très vivante : Imanol, Benito Lertxundi , Mikel Laboa, Xabier Lete (cités plus haut) font figure de portes paroles d’uneculture et d’un pays. Mais, dans les années 80, la « Kanta Berria » a été bousculée par l’explosion de groupes de rock basque : Sutagar, Negu-Gorriak, Sustraia et bien d’autres sont devenus les idoles d’une génération, démontrant ainsi la modernité et la capacité d’adaptation de la culture basque.

 

Les instruments

Le txistu , la gaïta et la txalaparta sont les instruments d’un art populaire vieux de plusieurs siècles. Le txistu, La flûte droite à trois trous, connue et répandue dans le monde entier, a deux variantes au Pays basque, la xirula et le txistu.

Ce dernier joue un rôle important dans toute la vie basque, aussi bien dans les cérémonies officielles (mariage, enterrement) que dans les cérémonies populaires (fêtes de village, etc.). La gaïta, probablement d’origine arabe (on trouve l’équivalent au Maghreb du nom de Aljaïta), cet instrument à anches doubles rappelle des sonorités toutdroit sorties du désert. Instrument puissant et strident, fait pour la rue et les places publiques, il est un élément essentiel de la culture populaire.La txalaparta, bâtons rythmiques frappant des planches de bois, la txalaparta est un instrument original, aux origines encore mystérieuses : certains le rapprochent à des coutumes liées à des festivités de fin de travaux, d’autres à des rites païens tel l’Akelarre. Sur le point de disparaitre dans les années 70, latxalaparta a su revenir sur la scène basque en s’intégrant parfaitement à des groupes de rock ou de ska actuels.On peut parler également du trikititxa, accordéon diatonique spécifique au Pays basque et revenu récemment sur la scène musicale grâce à Kepa Junkera,immense trikitilari.

Les Musiciens du spectacle Herria 2007

 

  • Les Espadrilles de Mauléon sont des articles uniques, fruit de l'expérience tradtitionnelle du sandalier Basque. Toutes nos ESPADRILLES sont cousues à la main, à partir de produits naturels, écologiques, biodégradables tel que le jute, le coton et le cuir.